La contraception et ses pannes

La pilule du lendemain, en cas d‘urgence

La pilule du lendemain

Tu as mal utilisé ou oublié un moyen de contraception ? Ou tu ne t’es pas du tout protégée ? Il existe beaucoup de situations où les choses peuvent mal tourner. Si la mésaventure - ou l’incident - a eu lieu quelques jours avant l’ovulation, ou bien le jour même, il est possible de tomber enceinte. Les spermatozoïdes qui parviennent dans l’utérus peuvent y survivre jusqu’à cinq jours et en partie même sept, dans des conditions optimales. Ils « attendent » l’ovule, pour ainsi dire, pour le féconder. Cela signifie que pendant la période de l’ovulation, il peut y avoir fécondation jusqu’à cinq ou sept jours après un rapport sexuel non protégé. 

La pilule du lendemain peut bloquer ou retarder l’ovulation si elle ne s’est pas encore produite, de sorte que la fécondation n’ait pas lieu.

La pilule du lendemain est un médicament d’urgence. Pour que son efficacité soit maximale, il faut la prendre le plus rapidement possible après un problème de contraception !!! Le mieux, c’est de la prendre dans les 12 heures qui suivent le rapport. Tu peux l’obtenir sans ordonnance dans toutes les pharmacies. Mais elle ne garantit pas à 100% d’éviter une grossesse non désirée.

Il existe diverses préparations, contenant différents principes actifs. La pilule du lendemain contenant comme principe actif le Lévonorgestrel (LNG) peut être prise jusqu'à 72 heures (3 jours) après le rapport sexuel non protégé, et celle qui contient le principe actif Ulipristalacetat (UPA) jusqu’à 120 heures (5 jours) après.

Limite d’âge… ?

Lorsque des mineur·e·s demandent un médicament qui n’est pas soumis à prescription médicale, les pharmacies sont tenues de respecter des obligations spécifiques de prudence et de diligence. Les informations sur les médicaments de contraception d’urgence contenant du LNG ou du UPA n’indiquent aucune limite d’âge, mais recommandent la délivrance uniquement à « des femmes en âge de procréer ».

Attention, attention !

Les jeunes filles de moins de 14 ans ne peuvent obtenir la pilule du lendemain sans l’accord d’un·e tuteur·rice légal·e. Généralement, la pharmacie les envoie chez un médecin. Même pour les mineures de plus de 14 ans, c’est aux pharmacies d'évaluer si elles délivrent le contraceptif d’urgence ou pas. Souvent, la pilule du lendemain est remise à partir de 16 ans. Il peut donc tout à fait arriver qu'une pharmacie ne délivre pas la pilule du lendemain. Les raisons à cela peuvent être, entre autres, médicales. Dans ce cas, la pharmacie recommande une prise de rendez-vous le plus rapidement possible avec un·e gynécologue.

Si la pharmacie refuse de donner la pilule du lendemain pour d’autres raisons, la jeune fille peut se rendre dans une autre pharmacie ou aller chez un·e gynécologue dès que possible. Le weekend ou en dehors des horaires d’ouverture réguliers, il existe des pharmacies de garde dans toutes les villes. Les coûts varient selon les préparations. La pilule du lendemain contenant le principe actif LNG coûte entre 16 et 18 €, et celle qui contient le principe actif UPA environ 35 €.